Les salons de jeux vidéo #1 : la Gamescom

Les salons de jeux vidéo #1 : la Gamescom

Les salons de jeux vidéo #1 : la Gamescom

Les salons de jeux vidéo accueillent chaque année un public de plus en plus conséquent. Véritable mine d’or d’annonces et d’exclusivités en tout genre, chaque salon dispose de son histoire, de ses moments forts et de son audience. Vous l’aurez compris, dans cette série d’articles nous allons nous intéresser à plusieurs salons de jeux vidéo mythiques.

La Gamescom ayant démarré le mardi 20 août, elle s’avère être la candidate idéale pour ouvrir le bal.

Historique : un salon né du succès d’un autre

La Gamescom, qui se tient comme tous les ans à Cologne en Allemagne, fête cette année son dixième anniversaire (et non sa dixième édition). Le salon a ouvert ses portes en 2009, succédant à la Game Convention, qui fut l’un des plus gros événements vidéoludiques du monde. Chaque année depuis 2002, la ville de Leipzig accueillait ce salon, rencontrant une popularité de plus en plus en grande. Le salon était ouvert à tous et a accueilli pour sa dernière édition en 2008 environ 203 000 visiteurs. Un chiffre colossal pour la ville allemande, déjà bien peuplée. En conséquence de cette affluence massive, déjà analysée en 2007, le syndicat allemand des éditeurs de jeux vidéo,le BIU (Bundesverband Interaktive Unterhaltungssoftware), est monté au créneau afin de faire bouger les choses. La ville de Cologne a été désignée pour accueillir la première édition de la Gamescom, une ville qui continue aujourd’hui d’être le lieu de prédilection du salon allemand.

Cette année le salon ouvre ses portes au public le mercredi 21 août. La journée précédente étant réservée à la presse et aux autres membres de l’industrie, un procédé récurrent des salons de jeux vidéo en général.


Photo © Koelnmesse GmbH, Thomas Klerx

En chiffres : une fréquentation croissante

Dès sa première année, la Gamescom dépasse les chiffres de la dernière édition de la Game Convention avec 245 000 visiteurs pour une surface de 120 000 m² (contre 203 000 visiteurs pour 115 000 m²) sans compter les exposants et les journalistes, eux aussi toujours plus nombreux. Comme précisé plus haut, ces chiffres élevés sont dus en partie à l’ouverture du salon au public depuis ses débuts, il dispose donc d’une infrastructure et d’une organisation adéquate.

Depuis 2009, la Gamescom accueille un public de plus en plus nombreux, ce qui a nécessité l’agrandissement de sa surface d’exposition. Le salon connaît un gros écart en termes de dimension en 2013, alors que sa surface s’était déjà agrandie de 20 000 m², 340 000 visiteurs sont accueillis, contre 275 000 l’année précédente. À noter que la Xbox One et la PlayStaion 4 étaient présentées pour la première fois en Europe. Coïncidence ?

En 2018, 370 000 visiteurs ont passé les portes d’une gamescom s’étalant sur 201 000 m². Pour cette édition 2019, l’espace s’agrandit encore avec 218 000 m² de surface d’exposition. Côté visiteurs, difficile d’être précis mais cela devrait avoisiner les taux de fréquentation précédents. De plus, le salon accueillera cette année environ 1 100 exposants et plus de 50 pays seront représentés par les divers participants à l’événement.

Tout cela fait de la Gamescom le plus grand salon de jeux vidéo au monde, en matière de fréquentation. Un titre honorifique qui montre bien que le média n’est pas à prendre à la légère.


Photo © Koelnmesse GmbH, Thomas Klerx

Les grandes annonces et présentations

La Gamescom se déroule toujours quelques mois après l’E3, c’est le premier salon qui suit l’événement californien. Une bonne occasion donc, pour les studios, de proposer des démos aux visiteurs. Le schéma est simple, à l’E3 un jeu est soit dévoilé pour la première fois, soit présenté à nouveau via un trailer cinématique ou de gameplay. Puis à la gamescom, on retrouve ce même jeu généralement accompagné d’une nouvelle cinématique (de gameplay ou non) en plus de pouvoir poser les mains dessus pour la première fois. En résumé, le salon américain annonce la couleur des prochaines sorties, sans trop en montrer, et les salons qui suivent en dévoilent plus (sans manquer de révéler de nouvelles choses).

Par exemple, le MMO Final Fantasy XIV, qui connaît aujourd’hui un succès retentissant, à été jouable pour la première fois à la Gamescom 2009. En 2011, des jeux comme Uncharted 3 : L'illusion de Drake et Assassin's Creed : Revelations peuvent êtres testés par les visiteurs. Comme précisé plus haut, l’édition 2013 a été l’occasion de présenter pour la première fois sur le sol européen les consoles de huitième génération de Sony et Microsoft : la PlayStation 4 et la Xbox One. Bien entendu, elles avaient été dévoilées au monde quelques mois auparavant à l’E3.

Concernant les studios, Blizzard Entertainment (qui a son propre salon, la Blizzcon) est souvent de la partie. Le développeur de Diablo partage beaucoup de choses avec la Gamescom et y a été présent à plusieurs reprises, avec du contenu de poids qui plus est. Diablo III et Starcraft II y étaient par exemple jouables en 2009 et la sixième extension de World of Warcraft présentée en 2015. L’année dernière, le studio a frappé fort avec l’officialisation de Warcraft III : Reforged, acclamée par le public. Un public qui a moins bien reçu l’annonce de Diablo Immortal sur mobiles…

Il arrive donc que le salon allemand vole parfois la vedette à son homologue américain, se dotant d’une multitude de contenus à proposer au public. De quoi lui faire conserver sa place de choix auprès des joueurs et de la concurrence.

Une édition 2019 innovante

Cette année, la Gamescom accueille notamment trois nouveaux événements.

Les jeux indépendants sont aussi mis à l’honneur, avec un espace qui leur est spécialement dédié : le “Gamescom indie village”. Plus d’une centaine de développeurs y sont présents pour mettre en valeur leurs productions auprès des visiteurs. Ce genre d’attention portée aux “indies” n’est plus une surprise, la plupart des salons leur font aujourd’hui des espaces réservés.

La “event arena” fait aussi son arrivée. L’arène proposera différentes prestations durant les 6 jours de salon. Au programme : championnat ESL (Electronic Sports League) de Counter-Strike le mercredi et finale du plus grand tournois germanophone de League of Legends le vendredi. L'inauguration de l’arène s’est faite le lundi 19 à l’occasion de la grosse nouveauté de cette année : la “Gamescom : Opening Night Live”. Un show d’ouverture présenté par l’ancien journaliste Geoff Keighley, producteur des Game Awards. L’occasion de donner un avant-goût de ce qui sera présenté sur le salon, sans oublier les fameuses “World Premiers” et l’apparition de guests.


La "event arena" durant la "Gamescom : Opening Night Live". Photo © Koelnmesse GmbH, Oliver Wachenfeld

Des annonces en veux-tu en voilà !

Pendant plus de deux heures la sphère vidéoludique à vu son répertoire s'agrandir et se préciser, entre nouvelles annonces, informations supplémentaires et remises de prix. Gears 5 s’est montré davantage, le nouveau Need for Speed Heat a été révélé et Borderlands 3 a continué de nous faire saliver. D’autres jeux plus inattendus se sont également montrés comme le second opus de Little Nightmares ou Everspace 2. Un certain Kerbal Space Program 2 est aussi sorti de son cocon, une annonce qui aura de quoi ravir les élaborateurs de programmes spatiaux !
Les vingts dernières minutes de cette “Gamescom : Opening Night Live” étaient consacrées à Death Stranding, le prochain jeu d’Hideo Kojima. Plusieurs petits extraits ont été montrés, ainsi qu’une courte séquence de gameplay permettant d’en apprendre un peu plus sur le jeu, toujours aussi mystérieux.


Hideo Kojima sur scène pour présenter Death Stranding. Photo © Koelnmesse GmbH, Andreas Hagedorn

Un show qui se veut donc à la hauteur des attentes, bien qu’il n’y avait pas vraiment d’attentes vu que c’était la première fois…En amont de cette conférence d’ouverture, Nintendo, Xbox et Google (Stadia) ont également eu le droit à leur moment de gloire. 

L’Indie World de Nintendo a mis en lumière les titres indépendants s’apprêtant à rejoindre le catalogue de la Switch. De nouvelles productions sont attendues comme The Touryst ou EarthNight, puis d’autres déjà bien connues intègreront le roaster comme Torchlight 2, Hotline Miami Collection ou Ori and the Blind Forest Definitive Edition.

The Touryst, exploration et énigmes sont au programme de ce jeu en voxel (pixel en 3D)

La marque au “X” a de son côté présenté plus en détails nombre de futurs jeux durant son Inside Xbox : Ghost Recon Breakpoint, Blair Witch, Greedfall… et en a profité pour dévoiler les nouveaux jeux inclus dans son Game Pass (coucou Devil May Cry 5).

Enfin, Google a continué de promouvoir son service de Cloud Gaming, Stadia. Cela à travers une annonce forte, la disponibilité de Cyberpunk 2077 sur la “plateforme”. Hormis l’annonce exclusive d’Orcs Must Die ! 3, Google a surtout rappelé le soutien que lui portaient les éditeurs : Ubisoft avec le prochain Watch Dogs Legion ou Bethesda avec Doom Eternal, qui seront tous deux présents sur Stadia. La plus grande interrogation reste encore à savoir si le service sera aussi stable que promis.

Cette Gamescom cru 2019 paraît déjà bien fournie et a jusqu’au samedi 24 août pour éventuellement nous surprendre d’avantage. 

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Ylonith
Ylonith

Voyageur de mondes virtuels, passé par Midgar, Skellige et les terres d’Azeroth. Admirateur de jeux enchanteurs, et explorateur du multivers vidéoludique.